École d’été : Les Arts et les Âges de la vie

Les Arts et les Âges de la vie

Photo : Selen Gobelez

L’IRIS (Initiative de Recherche) Création, Cognition Société, avec l’appui de l’EHESS et l’ENS, organise l’École d’été Les Arts et les Âges de la vie au Centre de la Vieille Charité à Marseille.

- Avec la participation de : Thierry Thieû Niang

L’atelier danse animé par le danseur et chorégraphe Thierry Thieû Niang sera l’occasion pour les étudiants d’expérimenter la pratique de la danse avec un groupe de personnes de 60 à 85 ans.

L’École d’été « Les arts et les âges de la vie » explorera la question de l’évolution de la création artistique et de la réception des œuvres tout au long de la vie. Les racines de la création artistique comme celles de l’expérience esthétique se trouvent dans les activités ludiques sans finalité spécifique et la curiosité insatiable de la première enfance. Se métamorphosant au fil des âges, ces expériences se poursuivent jusque dans la plus extrême vieillesse. Pourtant à ce jour, les recherches sur les arts et sur l’esthétique n’ont guère accordé d’attention aux années qui précèdent l’entrée dans la vie d’adulte, c’est-à-dire l’enfance et l’adolescence, ni à celles qui suivent l’entrée dans ce qu’on appelle pudiquement l’état de « senior », c’est-à-dire la vieillesse (en fait il faudrait sans doute dire « les derniers âges », car l’augmentation de la durée de vie fait que la vieillesse elle-même se subdivise aujourd’hui en périodes nettement distinctes). Et lorsqu’on s’y intéresse c’est toujours dans une vision orientée, téléologique, de la création tout autant que de la réception des œuvres qui fait de la dynamique créatrice et esthétique un décalque du cycle organique : aux stades biologiques de la maturation, de la capacité reproductive et de la sénescence correspondraient les étapes de la formation, de maturité et d’un déclin de la création et/ou du succès d’un artiste – ou d’un style. Dans ce schéma, ce qui précède la plénitude de la maturité n’a qu’une valeur préparatoire et ce qui la suit n’est plus qu’un écho évanouissant de l’inventivité passée. Pourtant l’enfant, l’adolescent(e), l’homme et la femme âgé(e)s ont tous et toutes leur propre présent et on ne saurait comprendre leur rapport à l’art si on le réduit à la figure inchoative où au reflet amoindri du seul et unique rapport véritable à l’art qui serait l’apanage de la figure de l’individu d’âge moyen.

Représentations & évènements à venir