À écouter : Dans la bibliothèque de Thierry Thieû Niang
Le Book Club de Marie Richeux
Le danseur et chorégraphe Thierry Thieû Niang, en tournée pour plusieurs spectacles dont Le Voyage de la Vénus noire de Robin Coste Lewis, ou encore Lucia di Lammermoor de Gaetano Donizetti, a accepté de nous faire découvrir son univers littéraire, composé d’auteurs qu’il a rencontrés.
Notre arrivée chez Thierry Thieû Niang a un petit air shakespearien, les membres de l’équipe se présentant en bas de sa fenêtre et l’appelant tels des Roméo de la radio. La référence théâtrale s’arrête là, tant le travail du chorégraphe est assez éloigné de la grande tirade et des grands mots, quoiqu’il travaille actuellement sur un opéra de Gaetano Donizetti. Pour parler de son art, on évoque davantage le silence, la délicatesse, la force de la vulnérabilité.
Ces dernières années, il a chorégraphié aussi bien des corps d’enfants, d’adolescents que des corps de personnes très âgées ou très malades, des personnes empêchées par la maladie, le handicap, l’obésité ou l’autisme. A chaque fois, il s’agit pour lui de repérer le rythme, la respiration propre à chacune, à chacun, à chaque texte, à chaque espace.
Avant d’être danseur et chorégraphe et de croiser le chemin de grands metteurs en scène comme Patrice Chéreau, Robert Carsen ou Claude Régy, Thierry Thieû Niang a été instituteur et avant encore, il a été enfant, il a vu son père d’origine vietnamienne installer son bibliobus rempli de livres sur les places alsaciennes. Il en a gardé un goût fervent pour la littérature et un attachement puissant aux objets qui la contiennent. Tous les textes qu’il a choisi d’évoquer aujourd’hui, il en a connu même brièvement les autrices et les auteurs, manière de souligner combien toute est histoire de rencontre pour Thierry Thieû Niang, on le suit dans sa bibliothèque.
Les choix de Thierry Thieû Niang
Amos Oz, Une histoire d’amour et de ténèbres (Folio). Traduction de l’hébreu par Sylvie Cohen
Joséphine Bacon, Une fois de plus (Mémoire d’encrier)
Pierre Guyotat, Coma (Gallimard)
Marguerite Duras, Les mains négatives (Quarto Gallimard)
Robin Costes Lewis, L’Odyssée de la Vénus noire (Gallimard). Traduction de Céline Leroy
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